Baroudeur

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Baroudeur, de Jack Vance, recueil de nouvelles paru aux éditions Les trois souhaits (ActuSF) en février 2009.
  178 pages, 9.80 euros.
 

 

 

On ne présente plus JackVance, conteur et créature d’univers hors pair. C’est à la redécouverte decinq nouvelles écrites entre 1951 et 1961 que nous convient les éditions ActuSF– Les trois souhaits. Evidemment, il est hors de question de se priver.

Dans la nouvelle ouvrant ce recueil, James Aiken, créateurd’effets spéciaux de son état, assiste dans l’hôpital du Dr. Krebius à laprojection d’un conte russe, Vassilissa, dont l’héroïne ressemble comme deuxgouttes d’eau à Carol Bannister, une jeune fille mystérieusement atteinte decécité depuis le suicide de son père, soignée à l’hôpital grâce à un appareiloptique fort peu conventionnel. Carol n’a pourtant jamais joué dans aucunmétrage. Elle finit par s’ouvrir à Aiken, manifestement porteuse d’un secretqu’il n’est pas bon de dévoiler au grand jour.

Elle ne partait pas d’une mauvaise idée, cette nouvelle.Mais elle se révèle ultra prévisible et, en plus, les deux dernières pagessont, amha, pas crédibles, voire même assez ridicules – les répliques, mondieu, les répliques ! Il flotte également un petit parfum suranné que j’aifort peu goûté. On passe.

Personnes déplacéesest une nouvelle intéressante, à n’en pas douter. Un jour, inopinément, deshumanoïdes pâlots sortent par myriades d’une béance s’ouvrant au cœur d’unvallon sur les entrailles de la terre. Ils sont bientôt plusieurs millions àsquatter les verts pâturages, et les dirigeants des grandes nations sont vitedépassés par l’épineux problème de leur relogement. Enfin… Disons plutôt qu’ilsn’ont résolument pas envie de se mouiller non plus. Ce texte est livré sous uneforme peu fréquente, puisqu’il s’agit de missives et coupures de presse. Etdans le fond, transcrit une parabole bien vue sur m’immigration, l’intolérance,la peur de l’autre (tiens, Brice H., si tu nous lis…). Un monde qui, parcequ’ « ici chacun désigne son voisin » dès lors que desdifficultés s’imposent, est tout à fait représentatif de nous autres humains dansnos travers. On regrettera tout de même une fin trèèèès rapide, comme si Vancen’avait eu qu’une envie : jeter le stylo pour passer à la nouvellesuivante ; un épilogue, à cet égard, assez décevant, mais qui n’entachepas pour autant une nouvelle de bonne facture.

Bruit, sous laforme d’un journal, relate les quelques jours passés par un homme, échoué surune planète mystérieuse où, dans un cadre bucolique, flottent quelquessilhouettes évanescentes et résonnent faiblement d’énigmatiques airs de musiquevariant selon les jours et quatre soleils de différentes teintes. Mirage, ouformes de vie d’une toute autre essence, et par conséquent fondamentalementimperceptibles ? Une nouvelle au final très contemplative, sans intrigue,anecdotique pourrait-on dire, mais qui a le mérité de se révéler poétique et dedévoiler un cadre dépaysant et bien dépeint. Toujours ça de pris.

Et puis, loin au dessus du reste du recueil, la baroque etchatoyante Papillon de Lune,témoignant d’une imagination des plus fantasques. La nouvelle relate la quêtede Thissel, chargé de mettre aux fers un assassin dangereux cabotant sur laplanète Sirène. Intrigue banale, mais mes aïeux ! quel décor !!! Carici, dans ce cadre lacustre rappelant Venise, les autochtones ne s’expriment que par le chant accompagné d’uninstrument de musique et portent en permanence des masques dont les apparats,étoffes et pierreries reflètent la condition sociale de leur porteur. Lasociété est bâtie sur des rapports de hiérarchie très stricts allant jusqu’àl’asservissement – l’esclavage y est légalisé ­–, principe perceptible par levecteur d’instruments investis d’un pouvoir symbolique puisque l’on utilise telou tel instrument  en fonction duregistre de discours adopté, de sa position sociale vis-à-vis de soninterlocuteur et de l’estime que l’on lui porte. Dire que lire une nouvelleprenant place dans un cadre si prodigieusement échafaudé est d’un grandagrément pour le lecteur relève de l’euphémisme le plus plat. Certes, j’ai toujoursdu mal avec les dialogues au moment où le danger atteint un pic (comme si, sadernière heure venue ; il était naturel de déclamer « Fichtre !Me voilà fait comme un rat ! »). On notera également que la splendeurdu cadre et l’intelligence dont témoigne la création du peuple sirénien et deses mœurs, peinent à masquer une intrigue des plus conventionnelles, certes pasmal fichue, mais loin de détonner – et ce, même si le final sort des sentiersbattus. Mais bon, en ce qui concerne cette nouvelle, c’est avec plaisir que jepasse outre ces deux défauts, parce que le cadre est sublime, le conceptsirénien admirable d’inventivité et l’insurpassable incompatibilité descultures qui en découle donne lieu à des scènes et un final peu communs et mafoi très bien vus. Papillon de Luneest la seule nouvelle de ce recueil qui mérite à mes yeux le statutd’incontournable, mais elle le mérite plutôt deux fois qu’une.

Le recueil se clôt sur une nouvelle exposant à nouveau ununivers bien esquissé ; Briar Kelly, en volant le joyau précieux d’uneconfrérie de mystiques vénérant le dieu Han, se voit promettre par ceux-ci uneagonie longue et douloureuse. Le seul moyen de s’en sortir est de franchir leportail qui l’emmènera dans une autre dimension, où siège une dodécacratie1d’entités divines, dont le fameux Han… Une nouvelle pas mal troussée, mais làaussi, trop elliptique et incongrue dans son achèvement pour convaincre. Reste,comme d’hab’, un univers bien esquissé et un pouvoir d’évocation certain.

Un recueil un peu inégal donc, mais bien écrit, visuel etcoloré,  doté de deux bons textes variantselon les goûts, témoignant en tout les cas – hormis la nouvelle d’ouverture,seule et unique que je qualifierai de résolument médiocre – d’universadmirablement dépeints et d’une authentique faculté d’évocation, deux traitscaractéristiques de l’œuvre de l’auteur. Et, au dessus de tout cela, trônemajestueusement la nouvelle Papillon deLune qui justifie presque à elle seule l’achat de ce court volume fort peuonéreux dans lequel les amateurs des univers vanciens devraient trouver leurcompte.

 

1.      S’cuzez, hein, mais la tentation du néologisme,tout ça…

4 Responses to “Baroudeur”

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